EVENEMENT l Mini-conférence

Juin 14, 2016   //   par Admin   //   Blog  //  Pas de commentaire

Notre vie sentimentale, affective et sexuelle n’est déjà pas une affaire simple en temps normal, alors imaginez tout cela quand vous avez en plus du mal à vous exprimer, à communiquer avec les autres, à appréhender les règles de notre société, tous ces troubles que possèdent les personnes victimes d’une lésion cérébrale. D’autant plus que la question de la vie intime des personnes en situation de handicap est souvent tabou et complexe à aborder.

L’AFTC de Bourgogne Franche-Comté a décidé de s’intéresser à ce sujet et d’apporter des éléments de réponses aux questions que se posent les personnes malades, leurs proches, qu’ils soient parents ou conjoints et même les professionnels du secteur.

Dans le cadre de sa bibliothèque de livrets d’informations, l’AFTC a décidé de procéder de la même façon que pour les réalisations précédentes pour répondre à cette problématique : aller à la rencontre des usagers et de leurs familles, échanger avec les professionnels de l’accompagnement tout en étant soutenus dans ce travail par une professionnelle du domaine. C’est ainsi qu’est né le livret « L’intimité ? Vie affective et sexuelle après une lésion cérébrale ».

Pour accompagner la diffusion de ce livret, l’AFTC BFC a mis en place une série de mini-conférences sur le sujet, sur l’ensemble du territoire Bourgogne Franche-Comté. La dernière séance de la saison se déroulait ce samedi sur Besançon. Ainsi Karine Bertrand, sexologue sur Besançon et Delphine Messelet infirmière au SAMSAH 70 de l’AFTC ont accueilli une vingtaine de personnes, malades ou valides afin d’échanger sur l’épineux sujet de la vie intime.

Pourquoi parler de la vie intime ? D’une part, il ne faut pas réduire les besoins d’une personne en situation de handicap seulement à des désirs situés « en dessous de la ceinture ». Comme tout à chacun, l’individu a des besoins d’intimité, d’affectivité et de sentiments. D’autre part, on constate que de manière générale, peu importe le handicap dont la personne souffre, son corps, après la maladie ou un accident, ne devient plus qu’un objet de soin et n’est plus sexué. On est alors dans le déni, on ne reconnaît plus les besoins de l’individu, voire même on l’infantilise. Ce qui peut avoir des conséquences sur le moral et sur la reconstruction de la personne blessée.

Alors, il n’y a pas de recette miracle pour que tout retrouve sa place que le blessé redevienne l’individu sexué qu’il est, que les proches redeviennent les parents ou les conjoints qu’ils sont, mais on peut noter que la reconnaissance de ses besoins est un premier pas ; que la communication sur ce sujet aide, et qu’être à l’écoute de son corps est une nécessité. Pour cela, ce petit livret apporte des réponses, permet d’aborder le sujet afin que les blessés et leurs proches ne se sentent plus seuls et que chacun retrouve sa place et son équilibre.

 

Pour plus d’informations sur nos livrets et sur nos mini-conférences, n’hésitez pas à nous contacter.

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